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La Halle Freyssinet, plus attirante que la Silicon Valley

La Halle Freyssinet, plus attirante que la Silicon Valley (2014)

Halle Freyssenet en 214 était le lieu investi par les artistes à l’occasion de la nuit blanche (2014)

img137Quelques années après son annonce officielle, le plus grand campus du monde pour start-up ouvre ses portes à Paris, dans la halle Freyssinet (13e arrondissement). Le projet, lancé par Xavier Niel, accompagnera 1.000 jeunes pousses venues du monde entier. Elles seront réparties dans 26 programmes d’accompagnement différents.

Il reste cinq défis à relever:

1/ Détecter les licornes : deux d’entre eux sont directement opérées par Station F. Avec son Founders Program, le campus a sélectionné 200 start-up en phase d’amorçage. Pour s’assurer de la qualité du panel, Station F s’est appuyé sur une centaine d’entrepreneurs à succès en provenance de 21 pays, dont Bénédicte de Raphélis Soissan, fondatrice de Clustree : Chacun a reçu 15 dossiers à analyser grâce à une vidéo de trois minutes et un dossier qui reprend les codes de ce que l’on peut faire pour les investisseurs en phase de levée de fonds.

2/ Internationaliser l’écosystème : donner une dimension internationale, un certain nombre des start-up accueillies sur le campus seront étrangères, à l’image des 12 pépites sélectionnées par Numa et Google, qui vont opérer un programme pour soutenir celles qui souhaitent se lancer sur le marché hexagonal. Au total, le campus sera occupé par environ 20 % d’entreprises étrangères.

3/ Faire collaborer les grands groupes : 24 à son ouverture. Vente-privée y installe Impulse, son incubateur maison spécialisé dans la fashiontech. BNP Paribas et Plug and Play y produisent un autre dédié aux fintech, tandis que Thales va aider des jeunes pousses dans la cybersécurité, et Ubisoft celles dans le gaming et le divertissement. La recherche à travers l’Inria s’est associé à Microsoft pour accélérer des pépites de l’intelligence artificielle, l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), dispose de 40 postes de travail. Des écoles comme HEC, l’Edhec et Télécom ParisTech. Et enfin, les fonds d’investissement en capital-risque Daphni et Ventech qui détachent une partie de leurs équipes sur place.

4/ Accroître la diversité : le campus lance à ce titre le programme Fighters, accessible gratuitement aux personnes en marge des réseaux de grandes écoles, issus de quartiers ou de zones rurales défavorisés, ainsi qu’à des immigrants et des réfugiés. Ashoka, spécialisé dans l’émergence d’entrepreneurs sociaux, leur dédie un accélérateur pour les aider dans leur transformation digitale.

5/ Faciliter les relations avec l’administration : pour fluidifier les démarches administratives, plusieurs acteurs publics y détachent des équipes: La Poste, les douanes, les impôts, les préfectures, l’Urssaf, qui souhaite réduire le nombre de procédures de contrôle en agissant dès la phase d’amorçage des entreprises. La mission French Tech est également installée dans le campus.

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