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La Grande Aventure des Collectivités Locales à L’Ère du Numérique

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 Actes des Villes Numériques, publiées en mai 1998 suite au congrès qui s’est ténu à la Cité des Sciences et d’Industrie à Paris et organisé par ARENOTECH du 7 au 28 février 1998

Cité des Sciences et de l’Industrie – ARENOTECH
Sous la Direction de André J.M. Loechel et Dominique Mestre

 Remerciements à Simon Monneret, Directeur Délégué à la Valorisation et à l’Action Régionale, sans qui cette publication ne verrait pas le jour.

Remerciement à Laura Garcia Vitoria, Chef de Projet MOSAIC – ARENOTECH

Remerciement à Thomas Séchet et toute l’Équipe d’Animation, pour leurs encouragements et leurs diverses contributions à l’organisation de ces manifestations.

La Grande Aventure des Collectivités Locales à L’Ère du Numérique

André Jean Marc Loechel

image001Devenu aujourd’hui marché privilégié de l’innovation technologique, mais aussi depuis peu champ d’observation, d’analyse et d’évaluation des pratiques et usages pour la recherche universitaire, l’action culturelle et la formation, la collectivité locale numérique constitue à ce jour une thématique aux contours encore peu définis et aux réalités diverses. Un lieu fédérateur d’information et de réflexion s’impose: tel sera prochainement l’objet d’un observatoire et d’une publication qu’entend promouvoir l’ARENOTECH dont le travail, en étroite liaison avec la Cité des Sciences et de l’Industrie, s’est traduit d’abord par un travail d’identification des grands projets tant français qu’européens, ainsi que par l’organisation des animations autour des expérimentations et des projets des collectivités locales dans le cadre de l’exposition  » Nouvelles Images, nouveaux réseaux  » dont l’Association Art – Education – Nouvelles Technologies est partenaire –

Il s’agit en effet avant tout de regrouper les compétences de tous ceux qui œuvrent sur le terrain, mais aussi de tous ceux qui suivent et encouragent ces expériences pour éliminer au plus vite les obstacles tant matériels que psychologiques retardant la mise au service des citoyens des nouvelles technologies de la communication et de développer ainsi une véritable stratégie d’appropriation citoyenne.

Un récent rapport au Conseil de l’Europe rédigé, il y a deux ans de cela, par Pierre Lévy soulignait déjà la nécessaire articulation entre le fonctionnement urbain et les formes nouvelles d’intelligence collective rendues possibles par le développement des réseaux. Il s’agit clairement pour nous d’aller au-delà de projets visant à une quelconque assimilation -voire substitution- du cyberespace à un équipement urbain ou territorial, ni même de nous contenter de la construction de communautés virtuelles urbaines. Les projets les plus avancés ont pour objet la résolution des problèmes de la ville par une mise en commun des compétences, des ressources et des idées.

« Dans le domaine de la valorisation économique et touristique du territoire, dans celui de la culture et de l’éducation et, plus largement, dans la recherche d’une meilleure cohésion sociale, les attentes des citoyens sont fortes », constatait de son côté au même moment Michel Briand dans son rapport Le multimédia dans les cités :  » L’optimisation de la gestion interne des collectivités territoriales exige un accès plus rapide et plus facile à l’information et aux données de toutes natures « . Mais alors même que les élus s’interrogent et que leurs associations multiplient les rapports et les études; l’information réellement pertinente n’en continue pas moins souvent de faire défaut, à l’échelle notamment de l’Europe. L’adjoint au maire de Brest montrait que nous étions bel et bien en présence d’un foisonnement d’initiatives qui ne constituait cependant qu’une « juxtaposition d’initiatives isolées sans réflexion globale et un partage bien insuffisant d’expériences et d’initiatives pour mettre ces outils à la portée de tous ». Un tel constat demeure à ce jour en partie vrai et pose problème face à l’ampleur des objectifs poursuivis.

L’étude réalisée l’an dernier sous l’égide de l’Association des maires des grandes villes de France  » Multimédia et télécommunications : les initiatives des villes « , souligne clairement quant à elle l’intérêt croissant des villes pour les outils informatiques et les télécommunications: près de neuf élus sur dix attribuent aux technologies de l’information un rôle important dans le développement local et un quart d’entre eux les jugent même fondamentales. Elle souligne surtout que la cité – qui pouvait jusqu’ici apparaître en marge du paysage technologique – réagit aujourd’hui en quelque sorte comme une entreprise:  » Les villes se considèrent comme vouées à devenir des acteurs d’un secteur qui revêt pour elles un intérêt stratégique « .

Les réalisations présentées tout au long du mois des  » Villes à l’ère numérique  » que nous avons eu l’occasion d’organiser avec la Cité des Sciences ne se veulent certes pas exhaustives. Mais nous avons surtout voulu sensibiliser et informer, analyser et comparer, dans la mesure où des dizaines d’expérimentations et des centaines de projets concernent aujourd’hui des collectivités locales françaises et que les réalisations étrangères sont aussi nombreuses que peu connues.*

Il convient donc aujourd’hui de rassembler tous ceux qui agissent ou souhaitent agir sur ce terrain, de prendre en compte toutes les initiatives déjà prises et de favoriser toutes les synergies, de mesurer avant tout les acquis en matière d’expérimentation. Mais il convient évidemment d’aller encore au-delà en vue d’une véritable réflexion interdisciplinaire au service de nos contemporains.

Tout un travail de réflexion a été mis en chantier avec les principaux acteurs sur ce terrain. Un projet de comité scientifique a été lancé, qui a rencontré l’intérêt et l’adhésion d’une majorité d’entre eux. C’est dans cette perspective qu’au-delà des structures associatives déjà existantes est envisagé la mise en place d’un observatoire des villes et territoires à l’ère numérique qui se consacrera à impulser et promouvoir réflexion et échanges, capitalisation et évaluation. Cet observatoire devra constituer, à l’échelle de notre continent et en étroite liaison avec la commission européenne, un lieu fédérateur d’information et de réflexion, un lieu d’échanges d’expériences, un lieu de partenariat aussi, ainsi qu’un véritable outil de promotion des technologies de l’information dans le développement local.

Suite : Les Villes Numeriques 1998

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